Education·Humeur

Pardon…

Impulsive, énergique, un poil râleuse, attentive, enthousiaste, cérébrale, persévérante, indépendante, appliquée, exigeante (envers moi-même avant tout !), méfiante, têtue, sociable… Voici quelques-uns des traits qui me caractérisent.

Je sais aussi reconnaître mes erreurs et demander pardon

Hier, j’ai demandé pardon à Martin. Ce n’est pas une première.
Je vous explique la scène. Nous avons joué à notre 1er vrai jeu de société. SOS Ouistiti.
Voilà à quoi ça ressemble.

01

Le principe : retirer les branches en évitant de faire tomber les singes. Le joueur qui fait tomber un ou plusieurs singes, les garde. Lorsque tous les singes sont tombés, c’est le joueur qui en possède le moins qui a gagné. Et pour déterminer quel pic on enlève, on lance le dé coloré.

Ce n’est pas franchement un jeu qui exploite l’imaginaire de l’enfant, qui le fait réfléchir mais ça m’allait très bien puisque j’ai découvert il y a peu de temps que Martin connaît ses couleurs. Pas juste le bleu, le rouge et le jaune. Non vraiment beaucoup de couleurs : marron, orange, violet & co.

Après avoir installé le jeu, j’ai tenté d’expliquer à Martin la règle du jeu. Martin qui voulait retirer les piques avant même d’avoir lancé le dé. Martin qui voulait récupérer MES singes. Martin qui lançait le dé fort et loin, jusque sous le canapé. 3 fois.

Ma patience en a pris un coup. J’ai dit à Martin qu’on arrêtait et qu’il pouvait aller dans sa chambre.

Comportement complètement débile de ma part

Pourquoi n’ai-je pas commencé par laisser Martin admirer ces petits singes qu’il n’avait jamais vus ?
Pourquoi n’ai-je pas ensuite « entraîné » Martin à lancer le dé ?
Pourquoi n’ai-je pas changé les règles pour que Martin récupère le plus de singes plutôt que l’inverse puisqu’il était heureux d’avoir beaucoup de primates ?

J’ai beau être une personne réfléchie et sensée, je vous le disais au début de ce billet : je suis impulsive. Et surtout je suis loin d’être une mère parfaite.

Mais comme j’apprends et percute rapidement, j’ai réagi. J’ai retrouvé mon p’tit mec vexé dans sa chambre. Il avait shooté dans sa boîte de faux Kapla.
L’ai-je grondé ? Sûrement pas. Je me suis excusée. « Pardon Martin, j’ai mal réagi. Je n’aurais pas dû te râler dessus. On range tes briques et on retourne jouer aux singes ? »

Ni une, ni deux, Martin et moi rangeons ses briques avant de repartir dans le séjour jouer à SOS Oustiti. Dans le calme et la bonne humeur.
Il a encore lancé le dé un peu trop fort, mais dans ma direction, de manière à ne pas le faire tomber, comme je le lui ai demandé.
Martin a encore voulu récupérer mes singes mais je lui ai réexpliqué la règle. Calmement. Et au fil des 2 parties qui ont suivi, mon Bébé d’Amour a intégré les règles.

02

J’ai mal agi et je me suis excusée

Cela peut paraître hallucinant pour certains mais avouer sa faute, sa mauvaise réaction à son enfant a des vertus.
Cela ne signifie en aucun cas qu’on se rabaisse. Cela montre que n’importe qui peut faire des erreurs. Adultes et enfants. Et reconnaître une erreur permet de gagner ou regagner la confiance de l’autre.

Cette attitude n’est pas assez adoptée entre adultes selon moi. Je veux que mon enfant ait confiance en lui, en moi. Et reconnaître un mauvais comportement ne vient pas pour autant entraver la confiance en soi, au contraire !

Si un chef reconnaissait plus facilement ses erreurs auprès de son équipe, cette dernière serait beaucoup plus tolérante et à l’écoute.

C’est pareil avec les enfants. Ce sont de petits humains, ne l’oublions pas.
Nous sommes humains, nous avons nos colères, nos mauvais jours, notre fatigue, nos idées noires, nos mauvaises réactions. S’excuser est une clé pour désamorcer une situation.

Je ne me laisse pas pourtant dominer par mon enfant. Selon moi, il doit comprendre qu’il y a des règles. Le monde est fait de règles. Et si je dois me montrer autoritaire en cas de refus de Martin de respecter une règle, je ne culpabilise pas à le faire.

Je râle sur Martin, qui de temps en temps, va au coin. Et vous savez ce qu’il me dit en sortant du coin après lui avoir réexpliqué la cause de cette punition ?

« Pardon »
Et j’ai même droit à un bisou ❤

03

Vous arrive-t-il de vous excuser auprès de votre (vos) enfant(s) ? 
Comment percevez-vous cette « méthode » ?
Voyez-vous ça comme une marque de faiblesse ?

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10 réflexions au sujet de « Pardon… »

  1. Tu as bien raison et je crois que ton approche est la bonne. Selon moi il ne faut pas se retenir de crier ou de gronder quand ça ne va pas, l’enfant doit comprendre que l’adulte a des limites et parfois, n’est pas parfait. Mais expliquer le pourquoi à posteriori, calment, leur permet de comprendre et les aide à réfléchir à leur comportement et à l’adapter au besoin. C’est une bonne leçon de vie je crois

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  2. Cela m’arrive aussi quand ma jauge de patience explose ou quand les enfants me font comprendre que je n’ai pas compris leur demande.
    Nous sommes leur exemple donc évidemment qu’on s’excuse quand il faut ! 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Merci pour ton article qui me servira (j’en suis sûre) quand je serai confrontée à ce type de situation (ce qui finira forcément par arriver). Je pense que tu as parfaitement réagit.
    Je te rejoins aussi à 100%, les adultes ont besoin d’apprendre à présenter davantage leurs excuses.

    Aimé par 1 personne

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